Un PTI (Protection du Travailleur Isolé) fonctionne en cinq temps : le travailleur active sa protection, le dispositif DATI détecte une chute, une immobilité ou un appel SOS, l'alerte part vers des superviseurs ou un centre de télésurveillance, un superviseur vérifie la situation, puis l'alerte est archivée. Voici comment Neovigie gère chaque étape.
Avec Neovigie, la transmission des alertes de détresse est plus efficace et permet de réagir plus vite. Neovigie offre plus qu’un simple PTI, elle propose une plateforme complète nouvelle génération dédiée aux PTI. Tous les DATI proposés par Neovigie sont compatibles entre eux et fonctionnent avec le même paramétrage. Vous n’avez aucune installation de serveurs à faire. L’ensemble du paramétrage se fait directement en ligne sur notre plateforme.
PTI : la solution globale de protection du travailleur isolé, qui réunit un équipement, une plateforme de supervision et une procédure d’alerte.
DATI : le Dispositif d’Alarme pour Travailleur Isolé, c’est-à-dire l’équipement qui détecte l’incident et envoie l’alerte (boîtier, smartphone, montre, balise satellite).
Homme mort : le nom courant de la détection automatique d’immobilité ou de perte de verticalité, qui déclenche l’alerte quand le travailleur ne peut plus appeler lui-même.


Le travailleur isolé est la personne qui travaille hors de vue et hors de voix de ses collègues. Elle utilise le dispositif d’alerte pour se protéger et prévenir les secours.

Le superviseur est la personne qui reçoit l’alarme déclenchée par le travailleur isolé. Il peut y avoir plusieurs superviseurs pour un même travailleur.

L’administrateur est la personne qui a en charge le paramétrage de la plateforme. Il paramètre les profils PTI et les procédures d’alarme.
Au début de sa journée, le travailleur isolé prend son service sur son DATI. Afin de rendre cette tâche la plus simple possible, il n’a pas besoin de saisir de login et de mot de passe.
Sur Android, il est également possible de paramétrer un planning de service directement dans l’application pour démarrer la protection automatiquement aux heures prévues.
Exemple : Ici Paul Dubois a pris son service et est à présent protégé.


En cas de problème pour le travailleur isolé, une alerte se déclenche.
Il existe deux types d’alertes : les alertes manuelles déclenchées volontairement par le travailleur isolé, et les alertes automatiques déclenchées automatiquement par le DATI en cas de détection d’anomalie : chute, absence de mouvement, perte de liaison...
Exemple : Ici le DATI de Paul vient de détecter une chute !
Neovigie reçoit automatiquement les alertes déclenchées par le DATI. Selon la configuration que vous aurez choisie l’alerte sera dirigée vers un centre de télésurveillance ou vers des superviseurs internes.
Si l’alerte est gérée en interne, Neovigie appliquera la procédure d’alarme paramétrée et notifiera, instantanément et simultanément les superviseurs de rang 1 par SMS, email, notification push dans l’application de supervision et par appel vocal. Si aucun superviseur n’acquitte l’alarme Neovigie transmettra l’alerte à tous les superviseurs de rang 2 et ainsi de suite.
La notification d’alerte contient toutes les informations nécessaires pour porter secours au travailleur : nom, coordonnées téléphoniques, lieu de l’incident.


Un superviseur acquitte l’alarme. Le travailleur isolé est immédiatement informé. Le superviseur peut demander à rappeler le travailleur isolé directement depuis l’appel qu’il reçoit afin d’effectuer une levée de doute.
Si le travailleur ne répond pas à l’appel, le décroché automatique permet de faire une écoute d’ambiance pour comprendre ce qui se passe.
Une fois la levée de doute effectuée le superviseur peut prendre les mesures nécessaires.
Une fois l’alerte acquittée et terminée, elle est conservée 60 jours dans VigieControl, puis archivée cinq ans en export CSV.
Il est possible d’accéder aux rapports des alarmes et d’exporter les données des alertes sous format CSV.
Toutes les informations nécessaires pour une analyse approfondie sont accessibles : localisation de l’alarme, superviseurs notifiés, temps de réaction…

Notre solution de protection des travailleurs isolés s’adapte à tous les besoins grâce à sa compatibilité avec divers équipements. Neovigie fonctionne sur smartphones, smartwatches, dispositifs satellite ou boîtiers DATI, offrant aux entreprises la liberté de choisir selon leurs missions et contraintes. Discrète et rapide, la montre est idéale pour les risques d’agression, tandis que l’application smartphone s’intègre sans changer les habitudes. Pour les zones blanches, le Bivy Stick permet de maintenir le contact. Pour une sécurité maximale, le VigieLink propose un dispositif DATI entièrement dédié.
Un expert Neovigie répond à vos questions !
Lionel Lewin Fleur est président de Neovigie et expert de la protection des travailleurs isolés. Ancien avocat, il conjugue expertise juridique et innovation technologique pour accompagner la mise en conformité des entreprises et renforcer leur sécurité.
Sa devise : « Allier technologie et conformité pour une sécurité sans compromis. »

Un PTI (Protection du Travailleur Isolé) sert à protéger un salarié qui travaille seul, hors de vue et hors de voix de ses collègues. Il détecte les situations anormales (chute, malaise, agression) et déclenche une alerte, automatique ou manuelle, pour que les secours interviennent rapidement.
Quelques exemples de situations :

Aucun texte n'impose un équipement précis, mais l'employeur a une obligation générale de sécurité : l'article L4121-1 du Code du travail lui impose de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé de ses salariés, y compris ceux qui travaillent seuls. Concrètement, il doit évaluer le risque du travail isolé dans le document unique (DUERP) et organiser l'alerte et les secours.
Pour le détail des textes et de la jurisprudence, consultez notre page travailleur isolé et Code du travail.

On confond souvent PTI et DATI (Dispositif d'Alarme pour Travailleur Isolé), mais ces termes ne sont pas synonymes.
Par exemple, une entreprise peut mettre en place un PTI avec une application mobile et un bouton d'alerte sur smartphone (DATI) connecté à une plateforme de supervision ou de télésurveillance.

Un dispositif PTI repose sur quatre briques : un déclencheur manuel (bouton SOS), des capteurs de détection automatique, une géolocalisation, et un réseau de transmission de l'alerte.
Le travailleur isolé peut déclencher manuellement une alerte en cas de danger (agression, accident). Le signal est immédiatement envoyé à une plateforme de surveillance, accompagné de la position GPS. Certains modèles proposent des boutons discrets pour les situations à risque.
Les accéléromètres intégrés analysent les mouvements du porteur. Une chute brutale ou une immobilité prolongée déclenche une alerte automatique si l'utilisateur ne réagit pas. Ce système est particulièrement adapté aux travaux en hauteur, en milieux confinés ou isolés.
Différentes technologies permettent d'identifier la position du travailleur :
L'envoi d'alertes repose sur plusieurs types de réseaux, selon l'accessibilité du site :

Deux normes reviennent : la norme européenne EN 50134, qui encadre les systèmes d'alarme sociale et la fiabilité de transmission des alertes, et la norme ISO 45001, cadre de management de la santé et sécurité au travail dans lequel s'inscrit un dispositif PTI. Côté loi, l'employeur est tenu d'assurer la protection des travailleurs isolés par des mesures adaptées.
Cette norme européenne spécifie les exigences pour les systèmes d'alarme sociale, y compris les dispositifs déclencheurs manuels et automatiques qui assurent une transmission fiable des signaux d'alarme.
Cette norme internationale est relative aux systèmes de management de la santé et de la sécurité au travail. Elle fournit un cadre pour améliorer la sécurité des travailleurs, dans lequel s'intègre la mise en place d'un dispositif PTI.
Son usage doit s'intégrer à une démarche de prévention globale, inscrite au DUERP. En cas d'accident, l'employeur peut être tenu responsable si les mesures de protection sont jugées insuffisantes. Sécuriser les travailleurs isolés n'est donc pas seulement une obligation, c'est une nécessité pour prévenir les risques et éviter des sanctions.

Le bon PTI dépend du risque principal : détection de chute pour les travaux en hauteur, bouton SOS discret pour le risque d'agression, liaison satellite pour les zones sans réseau. Le tableau ci-dessous donne les repères par secteur.
| Secteur d'activité | Risque identifié | Type de PTI recommandé |
|---|---|---|
| BTP & Travaux en hauteur | Chute de hauteur, travail en zone isolée, absence de réseau mobile | Boîtier PTI avec détection de chute, PTI satellite ou radio, Système GPS |
| Santé & Aide à domicile | Agressions, malaise ou chute, travail seul chez un particulier | Application PTI sur smartphone avec bouton d'alerte, Boîtier discret, Géolocalisation |
| Industrie & Sites sensibles | Exposition à des produits dangereux, travail en milieu confiné, faible couverture réseau | Boîtier PTI avec alerte automatique, Système radio (PMR, DMR, TETRA), Détection d'immobilité prolongée |
| Agents de sécurité | Agressions, travail de nuit ou en patrouille, isolement en zone étendue | Boîtier PTI avec bouton SOS discret, Géolocalisation en temps réel, Système d'écoute active |
| Travail en milieu rural & Agriculture | Travail seul en extérieur, risque de blessure, zones avec peu de couverture mobile | PTI satellite ou radio pour zones isolées, Détection de chute et absence de mouvement, Boîtier robuste |
| Transport & Logistique | Accidents de circulation, travail de nuit, isolement dans entrepôts ou zones de transit | Application PTI sur smartphone avec géolocalisation, Boîtier PTI avec détection d'accident, Alerte vocale et bouton d'urgence |

Oui. Une application PTI comme VigieApp transforme un smartphone Android ou iPhone en DATI : bouton SOS, détection automatique de chute, d'immobilité et de perte de verticalité, géolocalisation en cas d'alerte et transmission aux superviseurs ou à un centre de télésurveillance.
Ses limites sont celles du téléphone : la batterie, la couverture réseau, et certaines restrictions d'Apple sur iPhone. Pour les zones blanches ou les sites où le téléphone est interdit, un boîtier DATI ou une balise satellite prend le relais sur la même plateforme.

Sur smartphone, l'autonomie dépend du modèle et couvre en général une journée de travail. Le boîtier VigieLink tient 12 heures en utilisation continue, soit une journée de service complète. La balise satellite Bivy Stick atteint environ 120 heures d'utilisation.
Dans tous les cas, prévoyez une recharge entre deux services et vérifiez le niveau de batterie avant chaque intervention, surtout en conditions extrêmes (froid, chaleur) qui réduisent l'autonomie.

Oui, avec le bon équipement. En zone sans couverture mobile, une balise satellite comme le Bivy Stick transmet l'alerte par le réseau Iridium. Sur smartphone, la Ligne de vie de VigieApp est enregistrée sur le serveur dès son démarrage : si le téléphone perd la connexion, c'est le serveur qui déclenche l'alarme à l'expiration du délai.

Un PTI se teste en quatre étapes : déclencher une alerte manuelle, simuler une chute ou une immobilité, vérifier l'autonomie en conditions réelles, puis contrôler dans les rapports que chaque alerte a bien été reçue. Un test complet par mois est recommandé.
1. Vérifier le bouton d'alerte et la transmission
Activez manuellement le bouton d'alerte pour confirmer que le signal est transmis correctement à la plateforme de supervision. Vérifiez que la géolocalisation est précise et que l'alerte est reçue par le responsable. Prévenez les superviseurs ou le centre de télésurveillance avant le test pour éviter une intervention inutile.
2. Simuler une chute
Pour les dispositifs équipés de détection de chute, simulez une chute ou une période d'immobilité prolongée. L'appareil doit déclencher l'alerte automatiquement, après la pré-alarme, sans intervention manuelle.
3. Tester l'autonomie
Testez la durée de vie de la batterie en conditions réelles. Assurez-vous que le dispositif résiste aux conditions de terrain spécifiques (température, humidité, chocs).
4. Analyser les résultats
Une fois les tests terminés, consultez l'historique des alertes dans les rapports pour confirmer que chaque étape a été enregistrée. Si une alerte n'est pas transmise ou si la localisation est incorrecte, ajustez les paramètres ou mettez à jour l'application.